7.18. L'influence française dans les années suivant l'indépendance du Maroc
Résumé/Contexte |
Dans cet extrait de son essai consacré à son rapport à la langue arabe (qu'elle ne parle pas), Leïla Slimani décrit la place prise par la culture française au Maroc "pendant des décennies après l'Indépendance" (p.26), les moyens l'ayant favorisée ainsi que les formes de résitance à s'être développées. C'est pendant ces années qu'elle est née ce qui explique selon elle l'éducation qu'elle a reçue (cf ex. 7.5.) Eléments de contexte : Leïla Slimani (1981-) est une écrivaine franco-marocaine. Elle a vécu jusqu'à 18 ans à Rabat dans une famille de classe supérieure marocaine d'expression française. Son père a été formé dans une école française avant l'Indépendance. Lyautey (1854-1934) est un général français qui institue le protectorat comme forme de colonisation du Maroc, avec une politique d'association avec les élites civiles et religieuses. Le protectorat est un régime politique qui laisse en place les institutions existantes du pays placé sous protectorat tout en exerçant le pouvoir sur la diplomatie, le commerce extérieur et l'armée. La locution "y a bon..."dans la citation d'Abdellatif Laâbi (poète et crivain marocain, 1942-) renvoie à une publicité du début du XXème siècle pour une boisson enfantine figurant un tirailleur sénégalais avec le slogan "y a bon banania" devenue pour ses critiques l'emblème de la culture coliniale française proposant une image caricaturale de la figure et du langage parlé par les sujets colonisés. |
Consigne(s) |
1. Dans quelle période du contrat racial se situe cet extrait? 2. Quels moyens permettent à la culture française d'"infuser dans ses élites" après l'Indépendance du Maroc? Quelle(s) facette(s) du contrat racial sont en jeu? 3. Quels lieux et quels acteurs de résistance sont-ils repéré par l'autrice? |
URL document |
documents/Slimani 26-281.pdf (1 Mb) |
Solution : |
aucune |
Description générale |
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